L’histoire du projet Personnalité10

La santé mentale est un sujet qui nous touche tous de près ou de loin. Bien que notre époque fasse preuve d’une meilleure ouverture d’esprit, il reste encore énormément de fausses croyances face à cet enjeu sociétal. Le projet Personnalité10 tente de démystifier une cause, encore tabou, par l’art textile.

Notre humanité s'est forgée grâce à une diversité de pensées, d’émotions et de réactions. Ces éléments, influencés par notre environnement, nos expériences et notre biologie génétique, forment notre personnalité. Nous avons donc tous des traits de personnalité, qui font de nous des êtres complexes... des humains.

La génèse du projet

Le projet Personnalité¹⁰ prend racine en 2024 dans l’esprit de la Dre Mélanie Truong, à la croisée de la médecine et de la création. Médecin de famille et étudiante à temps partiel en design de mode au Cégep Marie-Victorin, elle observe la mésinformation et la stigmatisation entourant enjeux relationnels et trouble de personnalité les troubles relationnels et de la personnalité, présentes autant dans le public que dans certains milieux de la santé.

Au fil d’une journée lumineuse sur la rue Saint-Laurent à Montréal, une idée émerge : faire de la mode un langage sensible, une passerelle pour raconter autrement la santé mentale.

En 2025, cette vision se concrétise avec la création de l’OSBL Toi, t’en penses quoi ?, et se déploie grâce à des collaborations avec le Cégep Marie-Victorin, l’organisme Les Impatients et des professionnels en santé mentale — autant de voix réunies pour ouvrir le dialogue.

Ce projet est une invitation à plonger dans un univers pour mieux se connaître et entrer dans la découverte de soi, et par le fait même des autres.

Divers points de vue

Il y a énormément de points de vue sur le sujet : en philosophie, sociologie, psychologie, anthropologie, médecine... L’un d’entre eux, dans le domaine médical, explore les traits de la personnalité. Cet angle de vue n’est pas parfait et en constante évolution, car nous sommes loin de tout connaître.

Selon cette perspective, certains traits de personnalité finissent par nous nuire. Cela en raison des mécanismes compensatoires adoptés à partir de l’adolescence, lorsqu’une situation peut être perçue, consciemment ou non, comme un danger à notre valeur propre. Ces comportements, à un moment dans notre vie, nous ont permis de nous protéger et de continuer à avancer malgré l’adversité, mais ont le défaut d’être peu compatibles avec des relations saines et peuvent empêcher la personne de cultiver son plein potentiel afin d’ultimement s’épanouir. Ils amènent à des conflits qui peuvent engendrer du stress chronique, de la souffrance et une perte de fonctionnement.

Pourquoi cette démarche ?

Notre société gagnerait à ce que chacun de nous développe une introspection et une confiance en nos propres habiletés à prendre soin de soi pour améliorer notre qualité de vie. Cette capacité se nomme l’autodétermination (“empowerment”). La curiosité sans jugement, de soi et des autres, serait au coeur du parcours vers une certaine émancipation.

Ce projet présente les traits/troubles de la personnalité par l’interprétation conceptuelle et artistique des participants, de sorte à apprendre à les connaître, avec curiosité et bienveillance.

Une collection de silhouettes qui incarneront donc chacune des 10 personnalités avec leur capacité d’autodétermination. Par l’art du textile, on pourrait donner une certaine beauté à une face qu’on considère souvent moins belle de l’humain. L’harmonie des pièces de la collection évoquera les similarités de ces personnalités dans ce monde que nous partageons.

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Une démarche éthique