Marie-Louise Côté
Depuis toute petite, je rêvais de devenir designer de mode. À l'âge de 6 ans, je regardais une émission intitulée Phénomène Raven, et c'est elle qui m'a fait comprendre que je voulais travailler dans l'univers de la mode.
Vers 10 ans, j'ai commencé à dessiner dans les célèbres cahiers Models, des cahiers où des silhouettes de mannequins étaient déjà imprimées et où il fallait imaginer et créer les vêtements. C'est à ce moment-là que j'ai su que je voulais devenir designer.
Durant mes années au cégep en design de mode, j'ai appris énormément de choses, autant sur la mode que sur moi-même et sur ma famille. J'ai découvert que la couture faisait partie de mon histoire familiale. Mon arrière-grand-mère possédait un petit magasin où elle vendait ses créations, et j'ai appris par la suite que plusieurs membres de ma famille avaient également pratiqué la couture. Pour ma part, j'ai commencé à coudre officiellement entre l'âge de 10 et 12 ans.
J'ai aussi beaucoup appris sur moi-même. Au cours de ma deuxième année de cégep, j'ai reçu un diagnostic de trouble de la personnalité limite (borderline, en anglais). J'ai dû apprendre ce que cela signifiait et, surtout, à vivre avec cette réalité au quotidien.
La raison pour laquelle j'ai choisi de participer à ce projet est simple : je suis consciente que les troubles de la personnalité sont encore méconnus et souvent mal compris. J'avais envie de contribuer, à ma façon, à changer le regard porté sur ces réalités. Utiliser la mode comme moyen d'expression et de sensibilisation m'a semblé être une façon naturelle d'aider les autres à mieux comprendre ces troubles et les personnes qui vivent avec eux.